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dimanche 22 décembre 2013

Stratégie nationale de l'Eau

Le Royaume du Maroc, en dépit du succès des politiques ambitieuses de mobilisation de l’eau menées depuis plusieurs décennies, n’a pas d’autre choix aujourdhui que d’adapter et renouveler sa stratégie afin d’éviter, à l’avenir, des défaillances dans la satisfaction des besoins en eau du pays. Cette évolution, qui eût été simplement nécessaire du fait de l’expansion démographique et économique du Maroc, est rendue impérieuse par les changements climatiques qui impactent de manière significative la disponibilité des ressources en eau.
De nombreuses solutions existent. Leur mise en œuvre dans le cadre d’une stratégie innovante et intégrée de tout le secteur de l’eau devrait permettre au Royaume de régler les problèmes les plus urgents et de faire de l’eau un facteur décisif de notre développement durable. C’est ainsi qu’une nouvelle impulsion visant le renforcement de la politique de l’eau a été amorcée dans le cadre d’une nouvelle stratégie de l’eau présentée devant SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI le 14 avril 2009 à Fès.
Cette nouvelle stratégie de l’eau devrait permettre de soutenir le développement du Maroc dans la durée, en satisfaisant les besoins de la croissance et en protégeant le Royaume face aux effets imprévisibles du réchauffement climatique. 
En sus des investissements concernant l’eau déjà prévus dans d’autres plans, la nouvelle stratégie de l’eau va requérir un investissement additionnel de 82 Milliards de Dirhams actualisés (soit 133 Milliards de Dirhams non actualisés) sur la période 2010–2030, essentiellement pris en charge par le Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement.
Les plans d’actions s’articulent autour de six axes : des portefeuilles intégrés d’actions sans précédents centrés sur la gestion de la demande, la mobilisation de la ressource et l’environnement et une adaptation ciblée du cadre juridique et de gouvernance de l’eau, pour rendre possible, sur la durée, les changements 
de comportements nécessaires de la part de toutes les parties prenantes.
Les actions sur la demande en eau comprennent notamment un programme de conversion massive à l’irrigation localisée, une amélioration des réseaux de distribution urbains et d’adduction vers les périmètres irrigués pour de meilleurs rendements. 
La gestion de la demande en eau et la valorisation de l’eau permettra à terme une économie d’eau d’environ 2.5 Milliards de m3/an.
Les actions sur l’offre comprennent :
(i) la mobilisation des ressources en eau conventionnelles moyennant la construction de 60 grands barrages (1.7 Milliards m3/an) et de 1000 petits barrages pour le développement local d’ici 2030, 
(ii) le transfert de ressources en eaux brutes des bassins du Nord vers le Sud (800 Mm3/an), 
(iii) la sauvegarde des infrastructures hydrauliques existantes et l’interconnexion des systèmes, ainsi que 
(iv) le recours à la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles notamment le dessalement de l’eau de mer (400 Mm3/an) et la réutilisation des eaux usées épurées (300 Mm3/an).
Au niveau environnemental, les actions proposées portent sur la préservation et la protection des ressources en eau, du milieu naturel et des zones fragiles et principalement la protection de la qualité des ressources en eau, la lutte contre la pollution, la sauvegarde et la reconstitution des nappes et la sauvegarde des bassins versants, oasis, et zones humides.
En ce qui concerne la réforme du cadre institutionnel et juridique, les réformes suivantes ont été proposées :
• Une administration de l’eau rénovée et renforcée, notamment grâce à l’intégration et à la formation aux nouveaux métiers de l’eau (Ingénierie, financement, management, ressources humaines, démarchage des bailleurs de fonds, ingénierie financière, communication . . .)
• Un pilotage du secteur intégré et redynamisé, notamment grâce à des contrats programmes « synergie eau » entre les Ministères, les régions et les usagers de l’eau, des systèmes d’information et d’audit améliorés, un meilleur pilotage stratégique, un meilleur soutien de la part du système judiciaire et une meilleure régulation des rapports entre acteurs du secteur (utilisateurs et acteurs publics et privés)
• Des Agences de Bassin Hydrauliques et des instances participatives renforcées, notamment grâce aux nouveaux Comités de Bassin, ainsi que la clarification des missions et le renforcement des moyens. 
• La mise en place d’incitations, contrôles et sanctions adaptés aux défis auxquels le Maroc doit faire face aujourd’hui et demain.
• Un financement qui optimise le recours aux sources disponibles (taxes et redevances de l’eau, subventions de l’Etat, financement des organismes internationaux, participation du secteur privé), pour favoriser la mise en place de la stratégie et soulager l’effort financier de l’Etat.
Voir document complet sur http://www.minenv.gov.ma/PDFs/EAU/strategie_eau.pdf.
source: http://www.minenv.gov.ma/PDFs/EAU/strategie_eau.pdf
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